
En un mois (du 15/12/2025 au 18/01/2026), la consultation a réuni :
Au-delà de la mobilisation, un signal est net : les citoyens pensent “système”. Les propositions plébiscitées couvrent tout le spectre : éducation, plateformes, droit, médias, traçabilité, protection des élections.
3 enseignements majeurs ressortent :
Le rôle attendu de l’État n’est pas de se supplanter à l’appréciation des citoyens ou aux acteurs de l’espace informationnel. Il est bien plus de :
La limite de l’action de l’État est mise lorsque l’État deviendrait lui-même une forme d’ « ingérant » dans le débat démocratique, que ce soit à l’intérieur ou à l’étranger, en se supplantant aux acteurs ou à la démarche des citoyens dans leur compréhension des dynamiques informationnelles.
Un exemple intéressant réside dans la distinction que les participants font entre d’une part la désignation controversée de référents locaux et d’autre part l’adhésion à une approche en réseau qui soit moins personnifiée. La compréhension ne doit pas être déléguée mais prise collectivement et donc au sens propre du terme comme « action de saisir ensemble ».
L’action de l’État est attendue aussi dans un versant sanctionnateur et contraignant mais sur les auteurs et intermédiaires des manipulations de l’information. La responsabilité de l’État serait ici de sanctionner les responsables tout comme d’agir fortement sur les plateformes dont la qualité éditoriale doit d’ailleurs pouvoir être reconnue. Là encore il s’agit de permettre, d’agir sur les acteurs qui nous plongent dans le brouillard plutôt que de dire ce qui doit être. En complément de quoi, les citoyens sont prêts à jouer un rôle d’acteur par exemple si le signalement leur est facilité.
Enfin, les résultats de la consultation donnent des indications sur ce qui pourrait à terme relever de l’éducation aux médias et à l’information. Les réponses font ressortir un attachement à pouvoir distinguer le vrai ou faux.
Sans remettre en question ces distinctions factuelles et le travail nécessaire de l’Etat pour garantir l’acuité des informations versées au débat, il importe d’attirer l’attention sur le fait que la manipulation de l’information n’est pas que le mensonge.
La manipulation de l’information est aussi le fruit de la construction d’un environnement discursif, de la maîtrise de ce qui est vu ou non, de l’incitation à adopter certains comportements, de la façon dont certains États ou systèmes politiques peuvent cultiver sur le long cours un certain rapport à la réalité, etc. Autant d’éléments pouvant nourrir les dispositifs à venir de mise en compréhension collective.
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